La campagne du maïs soufflé scout est avant tout une mission… l’argent vient après

La campagne du maïs soufflé scout a toujours été l’une de mes activités scoutes préférées. Lancée en 1995, elle constitue notre campagne nationale de financement et nous a permis de récolter jusqu’à ce jour plus de 100 millions de dollars, grâce à la vente de maïs soufflé. Méditez cette somme un instant. Plus de la moitié de ce montant est reversé au mouvement scout, ce qui représente plus de millions de dollars permettant de financer des aventures scoutes partout au Canada. En outre, près de 500 000 dollars ont été affectés au programme de bourses d’études, dont ont pu bénéficier plus de 2 000 jeunes, dont moi-même. Grâce à des marges de profit bien supérieures à celles générées par la quasi-totalité des autres collectes de fonds et à une mise en place à l’échelle nationale, la campagne du maïs soufflé scout est l’une des meilleures qui soient.

J’ai eu la chance de parler du maïs soufflé scout avec des membres des six secteurs de mon conseil et d’en discuter directement avec les Commissaires de groupe, les Coordonnateurs de la campagne de financement, les animateurs et les jeunes. Ainsi, j’ai pu entendre toutes sortes de commentaires, du plus positif au plus négatif! Mais de toutes ces conversations, je retiens que ceux qui ont réussi leur campagne de financement du maïs soufflé scout partagent un secret : ils font passer la mission avant l’argent.

Mon intérêt pour la campagne du maïs soufflé scout remonte à la première vente de maïs à laquelle j’ai participé en tant que louveteau, à l’âge de huit ans. J’étais alors incroyablement timide et l’enfant le plus calme de mon groupe. Mais le scoutisme représentait pour moi la société et je voulais apporter ma contribution et mon aide. J’ai vu que le premier prix offert était une bourse d’études, lorsqu’on atteignait les 2 500 $ de vente, alors je me suis fixé cet objectif.

Il fallait ensuite que j’affronte l’inévitable porte-à-porte. Souvenez-vous, j’étais un enfant timide! Je suis alors resté concentré sur mon objectif et sur ma fierté de porter l’uniforme scout. Après un peu de pratique, je me suis lancé en passant ma première nuit à faire du porte‑à‑porte pour vendre du maïs soufflé. Au bout de deux heures, je suis rentré chez moi avec des bons de commande remplis… soit deux cents dollars! Je m’étais pris au jeu. Après des débuts timides, je commençais à perfectionner mon argumentaire de vente. Chaque nuit, j’essayais différents discours, améliorais mon élocution jusqu’à ce qu’elle soit parfaite et apprenais même à deviner si les gens étaient absents de chez aux ou non en regardant la disposition des voitures stationnées devant leurs maisons. Je savais que plus je rencontrais de personnes susceptibles d’acheter du maïs soufflé scout, plus mes ventes nocturnes augmenteraient. Ainsi, j’apprenais progressivement les techniques de collecte de fonds.

Je suis alors resté concentré sur mon objectif et sur ma fierté de porter l’uniforme scout.

Je me suis très vite habitué à frapper à n’importe quelle porte et de demander aux gens de soutenir le mouvement scout. Porte après porte, j’ai su vaincre ma timidité.

J’ai assez vite été confronté à des situations plus complexes, apprenant par exemple à surmonter les réticences des gens, en leur répliquant comme suit :

  • « Je n’ai pas d’argent comptant sur moi. » – « Aucun problème, j’accepte les chèques. »
  • « Je n’aime pas le maïs soufflé. » – « Ça pourrait être un beau cadeau à offrir à vos amis ou à votre famille durant les prochaines vacances. »
  • « Désolé, mais je n’ai pas le temps. » – « Quand puis-je repasser? »

J’étais désormais très à l’aise dans mon rôle de vendeur de maïs soufflé. Je m’amusais tellement que j’ai profité de la pluie, en jouant sur la pitié des gens (qui allaient m’acheter plus volontiers du maïs soufflé en me voyant tout trempé). J’ai dit à ma mère : « Hé, maman! Il pleut ce soir. Allons vendre du maïs soufflé… C’est un temps idéal pour vendre! »

La vente de maïs soufflé, plus que toute autre chose, m’a permis de me débarrasser de ma timidité. Je me suis senti toujours plus courageux dans mon uniforme de louveteau et l’aide de ma mère m’a permis de me sentir à l’aise dans ce que j’accomplissais.

C’est mon témoignage personnel. Mais il n’est pas unique. J’ai en effet vu et entendu des témoignages similaires parmi les scouts de ma propre meute et les membres des six secteurs de mon conseil. Je n’exagère pas en disant que vendre du maïs soufflé scout a changé ma trajectoire de vie, ce qui est aussi le cas pour une multitude d’autres jeunes. (Vous n’avez qu’à demander à ma mère!)

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