Des aventures dans la « jungle de béton » de Toronto

Si vous pensez que les aventures scoutes se déroulent seulement dans la nature sauvage, vous n’avez certainement jamais rencontré le groupe 1st Lakeshore de Toronto. Ce groupe qui combine plein air et apprentissages pratiques en milieu urbain ne cesse d’accueillir de nouveaux bénévoles et de nouveaux jeunes chaque année. Le groupe a commencé l’année de scoutisme avec une nouvelle colonie de 18 castors et une croissance générale de 37 %.

Les jeunes du groupe 1st Lakeshore ont pu profiter de toute une panoplie d’activités scoutes dans la plus grande métropole du Canada, incluant les soirées pyjamas des castors et des louveteaux au musée local ou à l’aquarium, les défilés lors de parades urbaines et les activités de géolocalisation pour trouver son chemin sans son téléphone intelligent, en plus des camps divers.

« Nous sommes dans la jungle de béton de Toronto et avons un accès limité aux espaces verts », admet la responsable du soutien des secteurs, « mais nous prenons l’idée de base des scouts et la rendons faisable pour nous. »

L’an passé, les jeunes se sont aventurés au cœur du centre-ville pour une soirée hors de l’ordinaire à l’aquarium Ripley. Équipés seulement de sacs à dos et de cartes pour planifier leur itinéraire, les jeunes ont utilisé divers moyens de transport et ont arpenté les rues de la ville avec leur t-shirt de groupe pour assurer la sécurité et la visibilité tout au long du trajet achalandé. Une fois rendus à destination, ils ont dormi avec les poissons de la mer sous les aquariums.

« J’ai tellement eu de bons commentaires des enfants et des familles, » se rappelle Slipiec, « les enfants ont développé leurs compétences d’orientation comme le veut la tradition scoute, mais en utilisant les moyens de transport public. »

En plus de ces aventures urbaines, les jeunes du 1st Lakeshore font des camps dans la nature, comme le camp des louveteaux à la réserve scoute Blue Springs ou la participation de la troupe au défi Alders, un camp mobile de 25 km qui offre des défis tout au long de l’excursion de deux jours.

« Nos jeunes essaient vraiment d’obtenir leurs badges de compétences d’aventures de plein air (CAP), et plusieurs d’entre eux sont très emballés par les prix de section, mais nous laissons ces choses dans les mains des jeunes », nous explique la commissaire de groupe, Catrina Knapp. « Ceux qui veulent obtenir leurs badges CAP et le prix de section se font guider tout au long du processus, mais nous soutenons aussi les jeunes qui sont là pour les activités et les camps, mais ne veulent pas vraiment obtenir de badges. Le choix leur appartient! »

En plus des badges, les jeunes du 1st Lakeshore utilisent de façon active les ressources du Sentier canadien, surtout les fiches de parcours. « Notre troupe en particulier les a beaucoup utilisés. Cette dernière a commencé à créer ses propres fiches pour l’ajouter à leur banque d’activités », a affirmé Knapp. « Nous avons aussi imprimé la majorité du contenu des CAP contenu au scouts.ca comme outil de référence pour les animateurs et les jeunes lors des rencontres. »

Alors comment ce groupe a-t-il fait pour accueillir autant de jeunes et de membres scouts dans sa communauté en trois ans? Selon Knapp et Slipiec, ça repose principalement sur le bouche-à-oreille.

Les conversations honnêtes entre les parents, les animateurs et les jeunes ont permis au groupe 1st Lakeshore de se faire connaître dans leur communauté depuis leur début en 2014. « Ils ont tellement eu de demandes au cours des deux dernières années qu’ils n’ont même pas organisé l’évènement Invite un ami, tellement la croissance est forte », nous indique Slipiec, « lorsqu’ils ont ouvert une autre colonie, elle était pleine avant le début de l’année! »

De plus, Slipiec trouve que l’approche de Knapp comme commissaire de groupe est « de loin la plus efficace que j’ai vue pour recruter des bénévoles. »

Knapp a rapidement établi de bons rapports avec la communauté et maintenu une relation ouverte et chaleureuse avec le groupe pour montrer de façon efficace qu’un plus grand nombre d’animateurs donne la chance à plus de jeunes de participer au programme.

« Elle est très franche et ouverte concernant les ratios animateurs-jeunes. Elle n’hésite pas à expliquer pourquoi ils sont en place et comment on doit les respecter », nous explique Slipiec.

En ce qui concerne la rétention des jeunes membres et de la maintenance de la communauté du groupe, Slipiec compare le scoutisme à une pyramide. En établissant une base solide avec les castors, les jeunes poursuivront leur évolution comme louveteaux, puis comme scouts et plus tard comme scouts aventuriers et routiers.

Avec des groupes comme le 1st Lakeshore, il est clair que le scoutisme en ville est une façon simple de vivre de belles aventures. Avec une communauté grandissante, le groupe 1st Lakeshore continue d’offrir aux jeunes de Toronto la chance de vivre l’expérience scoute en plein milieu urbain.

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