Les 6 plantes à éviter au Canada

La randonnée, les pique-niques et les excursions en nature sont de belles activités pour profiter de l’extérieur, qu’on soit scout ou non.  La proximité des espaces verts est largement considérée comme ayant un impact positif sur la santé humaine et des études récentes confirment les bienfaits de passer du temps en plein air.

Bien que la nature offre de nombreux attraits dont nous pouvons profiter et qui nous sont bénéfiques, tenez-vous loin de ces 6 plantes à éviter dans la forêt puisqu’elles poussent un peu partout au Canada.

 Le sumac vénéneux (herbe à puce), le sumac de l’Ouest ou le sumac lustré

Poison Ivy

Le contact avec le sumac vénéneux (herbe à puce), le sumac occidental ou le sumac lustré peut causer une dermatite de contact, soit des démangeaisons, des rougeurs, des  enflures, des irruptions cutanées, d’autres irritations de la peau, et même des ampoules sur la peau.

Trois folioles, n’y touche pas

La plus connue des plantes dangereuses est certainement le sumac vénéneux (herbe à puce) qui se retrouve dans toutes les provinces, sauf Terre-Neuve. La foliole centrale a un pétiole plus long que ceux des folioles latérales et les trois folioles sont quelque peu dentelées. Les feuilles sont rougeâtres à leur sortie au printemps puis tournent au vert foncé en été, ce qui les rend plus difficile à repérer.

Le sumac occidental qui se retrouve principalement dans l’Ouest du canada, est plus répandu dans le sud de la Colombie-Britannique et cause des effets semblables au sumac vénéneux. L’huile de surface qui se trouve sur le sumac de l’Ouest se situe non seulement sur les feuilles, mais aussi sur les branches et les rameaux. Le sumac de l’Ouest possède des feuilles à plusieurs lobes.

Le sumac lustré, qui se retrouve principalement dans le sud-est du Canada est considéré comme le plus toxique des trois. Il pousse sous forme d’arbuste ou de vigne dans des sols humides comme des marais et contient de 7 à 15 folioles, et non trois.

Panais sauvage, berce laineuse et berce du Caucase

Wild ParsnipLe panais sauvage est une plante commune qui se retrouve dans toutes les provinces et territoires sauf le Nunavut. Il ressemble à la carotte sauvage, mais il possède des fleurs jaunes et peut atteindre 1, 5 mètres de haut. Sève, que l’on retrouve sur ses feuilles et ses pousses est toxique et peut causer des réactions semblables au sumac vénéneux avec une décoloration  de la peau qui peut durer jusqu’à deux ans. La berce laineuse, semblable en apparence et qui pousse dans les mêmes régions que le panais sauvage, peut atteindre 2,5 mètres de haut.

La berce du Caucase se retrouve en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Labrador-Terre-Neuve, bien qu’elle soit en train de se propager à l’Alberta et à la Saskatchewan. Tout comme le panais sauvage et la berce laineuse, la berce du Caucase ressemble à la carotte sauvage, toutefois, elle peut atteindre 5,5 mètres de haut et la tête de sa fleur peut mesurer plus d’un mètre de diamètre. Sa sève, qui se retrouve sur ses feuilles, ses racines, ses tiges, ses fleurs et ses graines, peut causer des dermatites de la peau et des ampoules et s’avère même être phototoxique causant de sévères brûlures si la peau ayant été en contact avec la sève est exposée au soleil. Les effets de sa sève, qui sont considérés comme les pires de ces trois plantes, peuvent mener à une hospitalisation et causer des cicatrices noires ou violacées qui restent longtemps.

Si vous venez en contact avec une de ces trois plantes, lavez la région touchée avec de l’eau et du savon et ne les exposez pas au soleil pendant plusieurs jours pour éviter la formation de dermatite de contact sérieuse.

La ciguë aquatique

Water Hemlock

La ciguë aquatique, une autre plante semblable à la carotte sauvage, est considérée comme l’une des plantes les plus toxiques de l’Amérique du Nord. Cette vivace indigène se retrouve presque partout au pays. Elle se retourne la plupart du temps dans des sols humides et des marais.

Non seulement la sève soit dangereuse, mais l’ingestion de cette plante peut causer des problèmes respiratoires, des convulsions, un coma ou même la mort.

L’ortie piquante

L’ortie piquante se retrouve partout au Canada, avec des sous-espèces que l’on retrouve dans les Maritimes. Les poils qui se trouvent sur sa tige, les feuilles et la fleur produisent des piqûres douloureuses après qu’elles se brisent lorsqu’elles viennent en contact avec la peau.

Des enflures rougeâtres, des démangeaisons prolongées et de l’engourdissement sont des effets secondaires communs causés par cette plante. Bien que ces réactions ne durent habituellement que quelques minutes, le contact à répétition peut amplifier ou prolonger la douleur pendant plusieurs jours.

La sanguinaire du Canada

Bloodroot

La sanguinaire du Canada est native de l’Amérique du Nord et couramment trouvée du sud est du Manitoba jusqu’en Nouvelle-Écosse. Elle possède de délicates fleurs blanches au centre jaune qui ressemblent à d’autres fleurs aquatiques. Elles se retrouvent principalement dans des sols humides ou près de ruisseaux.

La sanguinaire du Canada a des propriétés médicinales, mais la saguinarine que l’on retrouve dans la fleur peut aussi causer des irritations si elle est appliquée sur la peau exposée, et en grande dose peut causer encore plus de dommages.

Le sabot de la Vierge

Yellow Lady Slipper

Cette plante se retrouve partout au Canada. Sa sève qui recouvre ses feuilles et sa tige peut causer une dermatite de la peau qui inclut des démangeaisons, des éruptions et des irritations cutanées, ainsi que des ampoules.

Bien qu’il soit important de rester dans des sentiers entretenus, portez des vêtements qui protègent bien et soyez conscients des plantes dangereuses lorsque vous explorez la nature. L’exposition à ces plantes est facile à traiter si vous venez en contact avec elles. Un lavage rapide et en profondeur de la région touchée avec du savon et de l’eau froide peut aider à minimiser les effets en cas de contact. Ne lavez pas avec de l’eau chaude puisque ça pourrait ouvrir davantage les pores de votre peau et favoriser l’absorption des huiles de la plante dans la peau. Pour les cas pour extrême, consultez un professionnel de la santé.

En plus d’être vigilants pour éviter le contact avec les plantes dangereuses énumérées ci-dessous, lorsque vous vous aventures en nature, il est aussi important d’éviter de manger des plantes que vous ne connaissez pas, puisque certaines sont toxiques.

Avant de partir en randonnée ou d’explorer la nature, lisez sur les 6 plantes  à éviter au Canada pour vivre de belles aventures scoutes sécuritaires!

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