Il n’est jamais trop tard pour devenir scout

De nombreux membres scouts se sont joints au programme comme castor ou comme louveteau. Dans mon cas, toutefois, je suis devenu scout à l’âge de 12 ans.

Mes parents voulaient s’assurer que j’avais l’occasion d’essayer autant de choses que possible afin que je puisse devenir une personne équilibrée. Lorsqu’ils étaient enfants, mes parents ont grandi aux deux extrémités du pays à une époque où les enfants ne participent pas à des activités parascolaires. Par conséquent, je fais maintenant des choses qu’ils auraient aimé faire comme jouer au hockey ou suivre des cours de violon.

Je me suis intéressé au scoutisme après avoir lu l’histoire de la création du mouvement. J’avais des cousins dans les scouts et ils m’avaient raconté quelques histoires amusantes de leurs séjours en camping et des activités lors de leurs réunions, comme les louveautos. En plus des histoires de mes cousins, c’est l’histoire du scoutisme qui m’a captivée. J’ai appris que les scouts existaient depuis plus d’un siècle, et les valeurs centrales et principes s’accordaient bien avec les miennes. Je voulais participer à l’aventure scoute dont j’avais entendu parler, et mes amis et moi étions à la recherche d’une activité commune et nous avons choisi les scouts.

Les souvenirs et les amitiés, c’est ce que je retiens de mes années comme scout. Dès le premier jour, j’ai réalisé que j’avais beaucoup d’intérêts communs avec les compagnons de ma troupe, ce qui rendait les longues randonnées et les séjours de camping encore plus amusants parce que nous avions tant de choses à nous dire. Lors de telles randonnées, nous allions faire du canot au parc Algonquin. Tout en cherchant le meilleur endroit où aller filtrer de l’eau, mon compagnon et moi avons aperçu deux orignaux en train de se baigner de façon nonchalante à quelques mètres de nous. Ce moment a solidifié nos liens et a créé un magnifique souvenir.

It's Never Too Late to Join

Je suis resté chez les scouts encore un an en terminant la saison avec le Jamboree canadien en 2013, le moment saillant de mon passage chez les scouts. Le processus pour me rendre au Jamboree et le séjour là-bas m’a permis de mieux me connaître et savoir ce que j’aime, d’apprendre à connaître des gens en peu de temps, de collectionner des insignes scouts et ma fascination pour les évènements de grande envergure.

De septembre jusqu’en juillet, le JC était entré dans nos esprits grâce à nos animateurs. Ça ne me dérangeait pas. Je prenais plaisir à en apprendre sur la logistique et les choses que nous devions apprendre et garder en tête pour entamer cette grande aventure. Le processus de planification, les collectes de fonds et le développement de compétences ont attisé ma curiosité à faire partie d’évènement d’importance comme celui-ci. Deux ans plus tard, j’ai organisé un tournoi de jeux vidéo local pour lequel j’ai réservé une salle, vendu des billets et organisé la journée.

Pour en revenir à ce que j’ai appris lors du JC, l’habileté à apprendre à connaître des gens rapidement est bien utile. En parlant à une personne en particulier, j’ai pu confirmer un autre intérêt que j’avais. Cette personne était un scout aventurier médical, Medvents, comme ils se font appeler en anglais. Lors de notre trajet en autobus du camp Woods jusqu’à l’aéroport de Calgary, ce Medvent nous a parlé du programme scout vocationnel, des choses qu’il aimait et de son histoire personnelle. À la sortie de l’autobus, j’étais très intéressé à devenir un MedVent.

Je suis retourné à Toronto après le JC comme scout aventurier. Lorsque Toronto a tenu les Jeux Pan Am en 2015, Scouts Canada a formé un contingent de bénévoles pour les Jeux. Bien que je ne le savais pas à l’époque, le fait de participer à ce contingent a alimenté mon intérêt à faire partie de l’équipe de soutien lors de gros évènements. J’ai participé comme porte-drapeau pour lever et agiter le drapeau lors des cérémonies de remise de médailles. J’ai vu les coulisses de grands évènements sportifs, rencontré de nombreuses personnes intéressantes et renforcer mon amour de représenter Scouts Canada. Je peux dire que j’ai soulevé le drapeau canadien pour la remise d’une médaille d’or au son de l’hymne national, ça n’arrive certainement pas tous les jours!

It's Never Too Late to Join

Comme aventurier, je me suis aussi inscrit au programme de porte-parole jeunesse (PPJ). En plus de me donner une plate-forme pour partager mes histoires scoutes dans des publications comme Vie de scout, je peux aussi représenter Scouts Canada dans les médias. J’aime faire la promotion et parler de choses que j’aime. Comme PPJ, je suis sorti de ma coquille grâce à la rédaction d’articles, ce qui n’est pas une de mes forces, et à l’affichage sur les médias sociaux. Bien que j’avais déjà de la facilité à être devant une caméra et à faire des entrevues, comme PPJ j’ai obtenu de la formation pour améliorer ces forces, et après chaque entrevue je peux m’évaluer pour m’améliorer.

Pendant mon temps comme scout aventurier et PPJ, mon intérêt à devenir un scout aventurier et PPJ n’a pas changé. L’automne dernier, avec de nombreux changements dans ma vie me donnant plus de temps pour m’investir, j’ai finalement pu atteindre ce but. Bien que le programme de MedVent soit un bon exemple de choses à faire comme scout aventurier, c’est aussi un bon exemple de la façon dont le scoutisme est pertinent même jusqu’à l’âge adulte.

It's Never Too Late to Join

Avec un grand nombre de scouts routiers médicaux dans le clan du 1st Downsview, j’ai pu faire la transition des scouts aventuriers aux scouts routiers et créer des liens avec de nouveaux compagnons. Pour la transition entre le secondaire et les études postsecondaires, ce groupe social s’est avéré indispensable pour moi parce qu’il peut être difficile parfois de trouver un groupe social à cet âge, surtout lorsqu’on n’est pas inscrit dans une institution académique. Mais surtout, j’apprends de nouvelles choses à chaque rencontre.

Bien que je me sois inscrit chez les scouts à douze ans, et non plus jeunes comme la majorité, j’ai accompli énormément en si peu de temps. Comme dans tous les aspects de ma vie, il me reste tant à accomplir. Mon plus grand regret? De ne pas m’être inscrit plus jeune. Même si j’ai réalisé plein d’aventures, je ne peux pas m’empêcher de penser à toutes les activités que j’aurai pu faire si j’avais été scout castor ou louveteau.

Néanmoins, le scoutisme est l’aventure d’une vie qui peut débuter à n’importe quel moment, et prendre divers chemins. Je chéris mes souvenirs que les occasions qui se sont présentées à moi sur mon aventure scoute, et j’ai hâte de voir ce que me réserve l’avenir.

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